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Chapiteau à décor de quatre têtes et écus - Ile de France, XIII siècle
Chapiteau à décor de quatre têtes et écus - Ile de France, XIII siècle - Sculpture Style Moyen Âge Chapiteau à décor de quatre têtes et écus - Ile de France, XIII siècle - Dei Bardi Art
Réf : 89479
12 000 €
Époque :
XIe au XVe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Pierre
Dimensions :
L. 26 cm X H. 20 cm X P. 16 cm
Sculpture  - Chapiteau à décor de quatre têtes et écus - Ile de France, XIII siècle XIe au XVe siècle - Chapiteau à décor de quatre têtes et écus - Ile de France, XIII siècle
Dei Bardi Art
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Sculptures et objets d'art Haute Epoque et Renaissance


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Chapiteau à décor de quatre têtes et écus - Ile de France, XIII siècle

Chapiteau sculpté à décor de quatre têtes et armoiries.
Ile de France, deuxième moitié du XIII siècle
26 x 16 x 20 cm

Élégant chapiteau gothique en pierre sculpté en haut relief de quatre bustes masculins qui naissent directement de l’astragale circulaire et soutiennent un abaque quadrangulaire mouluré. Quatre blasons décorent la corbeille et entrecoupent les têtes placées aux coins.
Les quatre écus présentent une pointe inférieure en ogive, dont l’arrondi part au milieu des flancs ; forme caractéristique de l’écu français ancien, fréquemment employé au XIII siècle.

Un des quatre blasons est divisé en deux partitions et présente la croix pattée typique de l’Ordre du Temple accompagnée de deux roses stylisés. La rose, symbole mariale par excellence, était très cher aux templiers et on retrouve la fleur souvent accompagnée de la croix dans les monuments de l’ordre.
Le blason aujourd’hui illisible était probablement identique à ce ...

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... dernier. Les deux autres écus présentent un arbre effeuillé posé sur une montagne qui cache ses racines (arbre nodrito).
Le chapiteau était vraisemblablement polychrome à l’origine et les couleurs jouaient un rôle important dans l’identification des blasons. S’il est difficile de deviner l’identité héraldique de la famille représentée par l’arbre, la présence de la Croix et des deux Roses témoigne qu’elle était fortement liée à l’Ordre des Templiers.

Les quatre personnages identiques figurent imberbes, le visage encadré par une chevelure ondulé qui se retourne en rouleau sur les oreilles ; les yeux ouverts à la paupière inférieure presque horizontale, la supérieure en demi-amande ; la bouche mince et étroite, le nez droit.
La plénitude de ces visages sobres aux volumes simples n’est pas sans liens avec des fragments architecturaux provenant de Saint Denis, notamment un cul-de-lampe à décor de trois têtes masculines aujourd’hui conservé au musée de Cluny et provenant de l’abbé de Saint Denis (numéro d’inventaire Cl. 12581 (Cl. 18935) : la symétrie parfaite des visages encadrés par une raie médiane et la régularité idéalisée des traits, notamment les yeux en amande, font de ce chapiteau un exemple type de la sculpture figurée rayonnante. La coiffure, les traits des visages ainsi que la forme des blasons permettent de dater ce chapiteau dans la deuxième moitié du XIII siècle.

Bibliographie :

- F. Baron, Sculpture Française, I - Moyen Age, Editions de la Réunion des Musées Nationaux, Paris 1996, pp. 86-87
- J. Charpentier, L’Ordres des Templiers, Editions Tallandier, 1997
- J. Formigé, L’Abbaye Royale de Saint Denis. Recherches nouvelles, Paris, PUF, 1960, p. 22
- G. Romalli, La Domus templare di Santa Maria in Carbonara,
- Paris ville rayonnante, Musée de Cluny, RMN, 2010

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