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Cartel Louis XV « aux espagnolettes » et sa console
Cartel Louis XV « aux espagnolettes » et sa console - Horlogerie Style Louis XV
Réf : 82116
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Pérache
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré, écaille de tortue, laiton
Dimensions :
l. 20.5 cm X H. 49 cm X P. 12 cm
Horlogerie Cartel - Cartel Louis XV « aux espagnolettes » et sa console
La Pendulerie
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Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Cartel Louis XV « aux espagnolettes » et sa console

Jean-Pierre Pérache ou Perrache

Rare cartel dit « aux espagnolettes » et sa console d’applique en placage d’écaille incrustée de laiton et bronze finement ciselé et doré

Paris, époque Louis XV, vers 1735-1740.
Hauteur 49cm ; largeur 20,5cm ; profondeur 12cm.

Le cadran en treize cartouches émaillés, signé « Perache à Paris », indique les heures en chiffres romains et les minutes par tranches de cinq sur sa bordure extérieure par deux aiguilles en acier bleui. Le mouvement est renfermé dans une caisse violonée en marqueterie dite « Boulle première partie », en écaille brune incrustée de courses de branchages fleuris et feuillagés en laiton, et à riche décor de bronzes finement ciselés et dorés. L’amortissement est formé d’une corbeille imitant la vannerie remplie d’un bouquets de fleurs reposant sur un entablement ; le fronton curviligne est souligné d’une frise stylisée et est centré d’une coquille flanquée de rinceaux ; les ...

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... montants sont agrémentés de superbes figures d’espagnolettes ; les côtés sont à grilles ajourées à croisillons centrés de fleurettes ; sous le cadran, est un motif en cartouche surmonté d’un groupe allégorique représentant un lion et un coq ; la partie basse du cartel, bordée d’une large frise d’entrelacs alternée de cabochons et de rosaces tournoyantes, repose sur sa console d’applique « en cul-de-lampe » ornée de larges feuilles et terminée par un culot à bouquet de feuillages et graines.

Ce type de cartel dit « d’alcôve » apparaît vers la fin du XVIIe siècle et connaîtra un exceptionnel engouement auprès des amateurs parisiens dans la première moitié du XVIIIe siècle. Parmi les rares modèles répertoriés réalisés dans le même esprit, citons notamment une horloge, le cadran signé « Dauthiau à Paris », qui appartient aux collections du Musée des Arts décoratifs de Lyon (reproduite dans P. Arizzoli-Clémentel et C. Cardinal, Ô Temps ! Suspends ton vol, Catalogue des pendules et horloges du Musée des Arts décoratifs de Lyon, Lyon, 2008, p.60) ; enfin, mentionnons particulièrement qu’une pendule identique à celle proposée, mais en placage d’écaille rouge et dépourvue de sa console, se trouve dans la collection Balmès (illustrée dans Tardy, La pendule française, 1er partie : De l’horloge gothique à la pendule Louis XV, Paris, 1967, p.138).

Jean-Pierre Pérache ou Perrache
Figure parmi les plus importants horlogers parisiens du deuxième tiers du XVIIIe siècle. En 1733, après son accession à la maîtrise, il installe son atelier au Palais Royal, puis est mentionné rue Froidmanteau entre 1778 et 1783 (voir Tardy, Dictionnaire des horlogers français, Paris, 1971, p.508). Dès le début de son activité, il connaît une grande notoriété et reçoit d’importantes commandes privées. Plusieurs de ses pendules sont décrites au XVIIIe siècle dans certains inventaires après décès des grands collectionneurs de l’époque, citons notamment celles qui figuraient chez Bernard de Saint-Germain, Jean-Pierre de Rouillé et André Roussel de Jorant, ainsi que celles mentionnées chez Philippe-Jules-François Mazarini-Mancini duc de Nevers, petit-neveu du cardinal de Mazarin, et chez la veuve de Charles de Savalette de Magnanville, puissant fermier-général et ancien directeur de la Compagnie des Indes. Enfin, relevons particulièrement qu’une de ses pendules se trouvait au moment de la Révolution dans les collections royales françaises.

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Cartel Louis XV

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