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Cabinet rectangulaire en laque du Japon
Cabinet rectangulaire en laque du Japon - Mobilier Style Cabinet rectangulaire en laque du Japon - Costermans Antiquités Cabinet rectangulaire en laque du Japon -
Réf : 73776
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Materiaux :
Laque du Japon
Dimensions :
l. 90 cm X H. 70 cm X P. 49 cm
Mobilier Cabinet - Cabinet rectangulaire en laque du Japon XVIIIe siècle - Cabinet rectangulaire en laque du Japon
Costermans Antiquités
Costermans Antiquités

Tableaux anciens, mobilier et objets d'art des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles


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Cabinet rectangulaire en laque du Japon

Ce modèle de cabinet en laque du Japon était originellement destiné à être facilement transportable comme l'atteste la présence de poignées de chaque côté des meubles. Ces cabinets présentent différents décors, les plus fréquents sont de trois types bien distincts, ceux de style Namban, de style Transition, et ceux désignés usuellement par le terme anglais de «pictorial style». On trouve par ailleurs des décors plus rares tels que les fonds blancs ou les fonds or ainsi que les laques sculptées ou incluant des tissus.

LES CABINETS EN LAQUE
L’histoire des coffres japonais offre un bon exemple des aller-retour culturels entre Orient et Occident.
En effet, initialement ces coffres (ou cabinets) ne sont pas indigènes de l’archipel nippon ou du continent chinois.
Leur structure a été inspirée aux artisans sino-japonais par les premiers échanges avec les marins espagnols ou portugais au XVIe siècle.
Ces derniers avaient importe avec eux des meubles de leurs pays, les fameux « cabinets » dits « barguenos », eux-mêmes hérités de la conquête arabe !
Les ouvriers asiatiques s'emparèrent donc de la forme, en modifiant l’apparence.
En noyer massif, ou a marqueterie de nacre et d’ivoire en Europe, ils reçurent en Asie un revêtement de laque, matière inconnue dans ses contrées d’origine. Des lors, sous ce nouvel aspect, les cabinets ou les coffres suscitèrent un véritable engouement en Occident (Fig.1), engouement dont les différentes compagnies marchandes faisant le trafic avec l’Orient surent profiter.
Les Japonais, comme d’ailleurs les Chinois, renchérirent en créant des styles particulièrement adaptes a l’exportation, comme le « Namban » (qu’on peut traduire par « pour les barbares du Sud »).
Si le terme n'était guère louangeur, cet art a suscite depuis l'intérêt des Japonais au point d'être inscrit parmi les « trésors nationaux ». Exotiques et précieux, les meubles en laque étaient d’autant plus chers qu’ils étaient rares.

Et la production japonaise se raréfia avec la fermeture de l'île aux occidentaux (1638).
Objets de luxe, paravents ou cabinets étaient apprécies pour leur matière plus que pour leur fonction.
Aussi des le début du XVIII° siècle, ils devinrent l’objet d’une véritable traite. Les marchands-merciers achetaient les cargaisons à leur arrivée au port, et distribuaient ensuite à des ébénistes choisis des panneaux ou des morceaux dont ceux-ci plaquaient leurs meubles. Sous Louis XVI, on devrait dire sous Marie-Antoinette, des artisans comme Carlin ou Riesener se firent une spécialité de ces travaux délicats, mélangeant laques asiatiques, marqueterie précieuse, vernis européens et bronzes dorés.

La Reine elle-même collectionnait les objets en laque qu’elle exposait dans ses appartements prives.
Les laques les plus appréciés étaient les « vieux laqs du Japon » dont il est vrai, la qualité était la plus belle.
Leur fabrication requérait un grand soin pour obtenir une matière exempte de tout défaut et particulièrement solide. Plusieurs étapes étaient nécessaires : a chaque passage, il fallait poncer, puis appliquer l’or et les couleurs,
etc.
Le résultat faisait apparaître des motifs en reliefs très prononces, caractéristiques, allies a une grande subtilité de tons.
Les paires sont une mode européenne plus qu’asiatique.
Les piètements ont été spécialement fabriques pour ces coffres au XIX° siècle. En effet, sur le célèbre portrait de la marquise de Montespan dans son château de Glagny, on voit la galerie avec des cabinets japonais. Posés sur des consoles de bois dore, marquant a l'évidence l'intérêt et la fascination de l’aristocratie et de la Cour de France, pour ces merveilles du bout du monde.

Les laques
Un meuble en laque que l’on appelle aussi un laque, désigne un meuble réalisé avec de la laque. La laque japonaise est préparée à partir de la sève de l’arbre à laque, Rhus vernicifera, arbre de la famille des Anacardaciées, qui possède une substance très nocive. Cette sève résineuse naturelle est ainsi appliquée sur le bois par couches successives très minces. La qualité de la laque est déterminée par son nombre de couches. Les produits, chimiques ou naturels que l’on y incorpore, donnent sa couleur à la laque. Pour les laques du Japon, on distingue ensuite plusieurs techniques de décors : le décor sculpté que l’on appelle guri, le décor à l’or avec pour les plus connus les décors hiramaki-e et takamaki-e qui jouent sur l’intensité du relief.
Lorenz Lange, dans son Journal de voyage en 1719 accorde ainsi aux laques du Japon une réelle supériorité : « Les plus beaux meubles de vernis », explique-t-il « comme les cabinets, les chaises, les tables, les paniers et autres choses de cette nature, de même que les belles porcelaines viennent du Japon à Pékin ».

Quelques années après lui, le suédois Thunderg remarque encore en 1776 que « les ouvrages vernissés du Japon sont bien supérieurs à ceux de la Chine et du Siam, et conséquemment à tout ce qu’on fait de mieux dans en ce genre dans les autres pays. On y emploie les bois de cèdre et de sapins plus fins, qu’on enduit d’un vernis excellent qui coule abondamment d’une espèce de sumac… ».
Au XVIIIe siècle, les laques du Japon sont extrêmement recherchées par les plus grandes cours d’Europe et c’est alors de manière fréquence qu’on les retrouve dans les demeures royales et princières. C’est réellement vers 1740 que l’on réalise des panneaux de laque du Japon sur du mobilier européen et notamment sur des commodes. Les cabinets et les coffres sont alors exploités comme des greniers à panneaux que l’on dépouille pour fournir plusieurs commodes, bureaux ou encore cabinets.
Des panneaux de bois laqué à décor de laque d’or sont ainsi assemblés sur des commodes Louis XV. Sous Louis XVI, les ébénistes Carlin et Weisweiler incorporent à leurs meubles des bois laqués du Japon
Les caractéristiques des décors en laque du Japon
La Chine et le Japon ont développé à travers les siècles une multitude de techniques de laque. Si la connaissance du travail de la laque est au XVIIe siècle assez vague, elle se perfectionne considérablement tout au long du XVIIIe siècle. Le laque du japon se distingue par son panneau à fond noir en général avec motif de pagode et de feuillages. Ce matériau présente un réel atout pour le meuble qui est qu’il ne bouge pas avec le temps. Il se tend mais ne se craquèle pas. La composition japonaise est quasiment tout le temps en diagonal en général et dans les détails.
Si la laque du XVIIe siècle se caractérise par ses décors incrustés de nacre, le XVIIIe siècle est marqué par des laques au décor d’or sur fond noir. Le style des panneaux est alors un style plus pictural : un paysage, agrémenté de montagnes, pagodes, arbres, rivières et parfois des personnages en relief, se dégage sur un fond noir. Les décors peuvent être enfermés dans des formes de cœur. Si les paysages forment la partie la plus large des répétitions, des décors où évoluent des magots sont également réalisés à plusieurs reprises avec de légères v

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XVIIe siècle
Nicolaes Berchem (1620- 1683) - Le Passage du Bac
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Prix : Sur demande

Cabinet