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Buste de Flore – Giovanni Marchiori (1696-1778)
Buste de Flore – Giovanni Marchiori (1696-1778) - Sculpture Style Buste de Flore – Giovanni Marchiori (1696-1778) - Galerie Lamy Chabolle
Réf : 96988
67 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Terre cuite et bois
Dimensions :
H. 53 cm
Sculpture Sculpture en Terre cuite - Buste de Flore – Giovanni Marchiori (1696-1778) XVIIIe siècle - Buste de Flore – Giovanni Marchiori (1696-1778)
Galerie Lamy Chabolle
Galerie Lamy Chabolle

Mobilier et objet d'art des XVIIIe, XIXe et XXe siècle


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Buste de Flore – Giovanni Marchiori (1696-1778)

Giovanni Marchiori (Belluno, 1696 - Trévise, 1778).
Buste de Flore.
Terre cuite.
Socle en bois à décor de rocaille d'époque.
Venise, vers 1750.



Ce buste de Flore ou Vénus donne une belle interprétation du sujet. La tête de la déesse mêle un style déjà néoclassique et une sensibilité encore toute imprégnée du XVIIIe siècle. En effet des éléments du baroque tardif comme le socle fait par l’artiste se marient avec les délicates épaules légèrement tombantes et une ligne du menton tout en rondeur, un nez dans le prolongement du front et de grands yeux en amande à l’antique. La coiffure est traitée avec un aspect non-fini, les boucles esquissées par endroit.

Deux autres exemplaires de ce buste de Flore par Marchiori sont aujourd’hui connus. Le premier, en marbre, provient de la collection du marquis de Sugana et est aujourd’hui conservé au Museo Civico de Trévise. Le second, en terre cuite, provient de la collection Sangiorgi, il se trouve ...

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... aujourd’hui en mains privées et il a été prété à l’occasion de l’exposition Eblouissante Venise, les arts et l’Europe au XVIIIe siècle, au Petit Palais en 2018, par le marchand Walter Padovani.

Les trois versions reposent sur un socle en bois rococo, sculpté par l’artiste lui-même, qui contraste avec la pureté formelle, presque néoclassique, du buste. Ce contraste est l’expression du tournant artistique que pris Giovanni Marchiori dans les années 1740-1750 en s’orientant vers un style de plus en plus pur et antiquisant au fil de sa carrière.

En effet, l’artiste a commencé son activité de sculpteur à Venise, en 1708, en sculptant sur bois dans un style encore très baroque. Sa carrière est véritablement lancée vers 1725 lorsqu’il s’établit seul et réalise ses premières commandes importantes pour la ville de Venise avec un ange pour le clocher de San Giorgio Maggiore en 1727, puis la décoration de deux bateaux pour le transport du Doge en 1733. C’est à partir de 1740 qu’il connait une véritable période de faste, il réalise à la fois des sculptures et décors en bois et des grandes compositions en pierre pour de nombreux commanditaires. Son style commence à s’affirmer vers une pureté formelle plus prononcée sous l’influence de l’Antique. Ainsi, dans les années 1745, il réalise deux grandes statues en marbre pour l’église Saint-Roch de Venise, une Sainte Cécile et un David, puis un Saint Maurelius et un Saint George pour la cathédrale de Ferrare. Ces prestigieuses commandes lui ouvrent le monde des mécènes étrangers comme Joseph Smith pour qui il réalise une Pomone, très certainement proche de notre modèle, aujourd’hui perdue mais dont un dessin en main privées subsiste.

Même si ce sont plutôt les sujets religieux qui ont survécu, de par leur emplacement dans des églises, des traces de commandes nombreuses et importantes de sujets mythologiques subsistent. Notamment, la commande de Francesco Algarotti, une figure centrale des Lumières et grand mécène, pour son jardin de Carpenedo, peuplé de figures allégoriques et mythologiques.

Enfin, dans sa maturité, l’artiste, installé à Trévise, reçoit même des commandes de la cour russe, comme celle pour la résidence d’Oranienbaum et son succès continue après son décès en 1778 puisque la très sévère Cicognara ainsi que la critique Federici se montrent plutôt élogieux à son sujet.

Galerie Lamy Chabolle

Sculpture en Terre cuite