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Astrée, étude pour l’Age d’Or - dessin par Jean-Auguste-Dominique Ingres
Astrée, étude pour l’Age d’Or - dessin par Jean-Auguste-Dominique Ingres - Tableaux et dessins Style Louis-Philippe Astrée, étude pour l’Age d’Or - dessin par Jean-Auguste-Dominique Ingres - Stéphane Renard Fine Art
Réf : 90513
18 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Jean-Auguste-Dominique Ingres (Montauban 1780 – Pa
Provenance :
France
Materiaux :
Plume et encre brune, crayon de graphite, crayon de pierre noire et estompe sur papier crème
Dimensions :
l. 13.9 cm X H. 36 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - Astrée, étude pour l’Age d’Or - dessin par Jean-Auguste-Dominique Ingres XIXe siècle - Astrée, étude pour l’Age d’Or - dessin par Jean-Auguste-Dominique Ingres
Stéphane Renard Fine Art
Stéphane Renard Fine Art

Tableaux et dessins du XVIIe au XX siècle


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Astrée, étude pour l’Age d’Or - dessin par Jean-Auguste-Dominique Ingres

Plume et encre brune, crayon de graphite, crayon de pierre noire et estompe sur papier crème
Signé « Ing » en bas à droite
36 x 13.9 cm (54 x 30 cm encadrée)

Ce très beau dessin, d’une grande virtuosité technique, est une des nombreuses études réalisées par Ingres pour Astrée, l’un des personnages clé de la fresque de l’Age d’Or qu’il a peinte au château de Dampierre (Yvelines).

1. Jean-Auguste-Dominique Ingres

Après un premier apprentissage à Montauban, sa ville natale, Jean-Auguste-Dominique Ingres devient à Paris l’élève de Jacques-Louis David. Prix de Rome en 1801, il ne peut s’y rendre qu'en 1806, et y reste jusqu'en 1820. C’est à Rome qu’il découvre la peinture de Raphaël qui aura une influence décisive sur son style et qu’il développe un goût pour l’art antique. C’est également là qu’il se marie en 1813 avec Madeleine Chapelle (1782-1849), une jeune modiste originaire de Guéret. En 1820, il quitte Rome pour ...

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... Florence où il réside jusqu'en 1824.

Il rencontre finalement le succès en France avec son Vœu de Louis XIII exposé au Salon de 1824, destiné à la cathédrale de Montauban. Ce succès l’amène à rentrer en France avant d’être nommé directeur de l'Académie de France à Rome, où il y retourne de 1835 à 1842.

Dès 1839 le Duc de Luynes, grand seigneur propriétaire du château de Dampierre lui commande deux panneaux allégoriques aux dimensions colossales. Les thèmes choisis par Ingres de l’Age d’Or et de l’Age de Fer reflètent son goût pour l’antiquité grecque et romaine. Mais ce n’est qu’après son retour de Rome en août 1843 qu’Ingres s’installe à Dampierre où il réside pendant plusieurs années à la belle saison pour travailler à cette commande pour laquelle il s’inspire des chambres de Raphaël au Vatican.

Il quitte Dampierre en novembre 1847 après avoir pratiquement achevé l’Age d’Or et ébauché l’Age de Fer. La Révolution de 1848 et le bouleversement général qui en découle ne lui permet pas de retourner à Dampierre en 1848, en plein accord avec son commanditaire. Il songe à reprendre ses travaux au cours de l’été 1849 mais le 27 juillet sa femme Madeleine décède, laissant Ingres profondément désemparé.

Ingres ne reprendra jamais les travaux de Dampierre et signe le 7 mars 1850 une transaction avec le Duc, abandonnant les deux fresques en l’état sans autre indemnité que les 20 000 francs déjà reçus. En souvenir Ingres réalisera toutefois en 1862 une copie de l’Age d’Or en taille réduite (46.4 x 61.9 cm) et comprenant quelques variantes qu’il conservera jusqu’à sa mort. Elle est aujourd’hui au Fogg Art Museum de Cambridge, Massachusetts (Etats-Unis d’Amérique).

On retrouve le souvenir de sa femme Madeleine dans le Bain Turc réalisé en 1862 : l’odalisque aux bras levés s’inspire d’un dessin représentant Madeleine réalisé en 1818. Ingres meurt le 14 janvier 1867 au 11 quai Voltaire à Paris.

2. Description de l’œuvre

Dernière des immortelles à vivre parmi les humains durant l'Age d'Or, Astrée ou Astrapé est la fille de Zeus et de Thémis. Elle est la personnification de la Justice, ce qui explique qu’elle est souvent représentée avec une balance entre les mains. Elle figure, vêtue d’une tunique blanche, à gauche de la fresque de Dampierre (et de sa reprise postérieure réalisée par Ingres).

Les nombreux dessins conservés pour la plupart au Musée de Montauban permettent de retrouver le parcours créatif du peintre dans la réalisation de cette figure : mise en place de la stature à partir d’un nu, essais de tunique, dans un premier temps à mi-corps (comme dans notre dessin), puis dans la version définitive drapant l’intégralité du corps. Cette évolution iconographique s’explique peut-être par la difficulté ressentie par Ingres, comme il l’écrivait dans une lettre à son ami Marcotte en 1847 : « Et toujours du nu, rien que du nu sans le recours des belles couleurs de la palette donnée aux draperies ».

3. Une technique de dessin toute particulière

Les différentes étapes du dessin se retrouvent dans les différents matériaux utilisés dans notre dessein, avec une grande dextérité dans le mélange des techniques.

La silhouette d’Astrée est simplement esquissée d’un trait d’encre brune. Cette encre métallo-gallique (généralement obtenue par réaction entre une substance végétale comme le tanin et le sulfate de fer) s’éclaircie sous l’effet de l’oxydation du fer et prend une teinte dorée comme dans notre dessin. Elle est beaucoup plus adaptée que l’encre au carbone pour un travail à la plume.

L’esquisse du visage et la signature sont eux réalisés au crayon de graphite. Inventé à la fin du dix-huitième siècle en insérant dans une gaine de bois un mélange d’argile blanche et de poudre de graphite, ce médium fut beaucoup utilisé par Ingres tout au long de sa carrière.

Enfin, l’essentiel de la draperie est réalisée au crayon de pierre noire, obtenu à partir d’une roche naturelle riche en carbone parfois mélangée à d’autres constituants comme du noir de fumée pour en renforcer la couleur. Les traits de crayon noir peuvent être facilement estompés comme ici dans le plissé ou sous l’échancrure du coude.

4. Conclusion : notre avis sur l’œuvre


Préparatoire à une des figures clé de l’une des compositions les plus ambitieuses d’Ingres, notre dessin permet d’apprécier toute la virtuosité de ce très grand dessinateur.

Principales références bibliographiques :
Ingres – Secrets de dessin sous la direction de Florence Viguier-Dutheil ; 2011
Ingres et l’Age d’Or – Pierre Viguie dans La Revue des Deux Mondes ; décembre 1967

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Stéphane Renard Fine Art

Dessin, Aquarelle & Pastel Louis-Philippe

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