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Artémise buvant les cendres de son époux – Florence, milieu du XVIIe siècle
Artémise buvant les cendres de son époux – Florence, milieu du XVIIe siècle - Tableaux et dessins Style
Réf : 96970
3 900 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Huile sur panneau
Dimensions :
l. 17.5 cm X H. 22.5 cm
Art & Antiquities Investment
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Tableaux anciens, dessins, sculptures, objets religieux


+33 (0)6 77 09 89 51
Artémise buvant les cendres de son époux – Florence, milieu du XVIIe siècle

Huile sur panneau. École florentine du XVIIe siècle.
Notre délicate peinture illustre un fameux épisode de l’histoire antique relaté par Pline l’Ancien : Artémise buvant les cendres de son mari. Le récit raconte que la reine Artémise II fut inconsolable à la mort de son époux, le gouverneur Perse de Carie (Sud-ouest de l’actuelle Turquie) dénommé Mausole. Ainsi, afin de s’unir à jamais à celui-ci, elle eut l’idée de récupérer ses cendres pour les boire, de sorte que son bien-aimé repose à jamais en elle. Ici, l’artiste représente Artémise juste après avoir bu le breuvage levant les yeux au ciel à la manière des saints extatiques de la Contre-Réforme. Sa poitrine révélée étant la preuve de sa fertilité ; son corps, tel une tombe vivante, est prêt à accueillir les cendres aux vertus régénérantes.
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... honneur, le Mausolée ? Décrit par Pline l’Ancien, le Mausolée d’Halicarnasse (actuelle ville de Bodrum) fut l’une des sept merveilles du monde antique.
Le thème d’Artémise buvant les cendres de son époux intéressa particulièrement les artistes du XVIIe siècle. En effet, la dévotion conjugale de cette reine fait d’elle un modèle d’épouse vertueuse et de bonne régente à une époque où trois veuves eurent à gouverner : Marie de Médicis, Louise de Coligny et Amalia von Solms. En sus, ce thème permet aux artistes de répondre au goût de leurs contemporains pour les tragédies antiques dont le registre trouve son pendant dans la peinture de la Contre-Réforme. En effet, si les saints étaient souvent représentés dans ce registre empli de pathos, les artistes italiens n’hésitent pas à étendre cette manière à des sujets profanes. Ainsi Felice Ficherelli (San Gimignano 1603 – Florence 1660) représente Cléopâtre et Artémise fixant le spectateur dans un cadre dépouillé et Giovanni Martinelli (Montevarchi, Arezzo 1600 - Florence 1659) n’hésite pas à peindre une Cléopâtre extatique qui s’apprête à être mordue par le serpent. Enfin, la sobriété de notre composition conjuguée à l’extase d’Artémise indique une probable production florentine du XVIIe siècle.

Pour mettre en valeur notre délicate peinture, nous avons choisi de la présenter dans un cadre Louis XIII finement sculpté et doré.
Dimensions : 17 x 12,5 cm – 22,5 x 17,5 cm avec le cadre

Bibliographie :
- AGHION, Irène, Héros et dieux de l’Antiquité?: guide iconographique, Paris, Flammarion, 1994.
- BALDASSARI, Francesca, La pittura del seicento a Firenze, Florence, Robilant & Voena, 2009
- CANTELLI, Giuseppe, Repertorio della pittura fiorentina del seicento aggiornamento, Florence, Bandecchi & Vivaldi, 2009 ;
- GOLAHNY, Amy, « Rembrandt's "Artemisia" : Arts Patron », Oud Holland, Vol. 114, No. 2/4, 2000, pp. 139-152.
- PACCIAROTTI, Giuseppe, La pittura del Seicento, Torino, UTET, 1997.

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