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Andreas Joseph Chandelle - Sainte Famille avec sainte Anne et saint Jean-Baptiste
Réf : 80452
15 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Signé et daté en haut à gauche : "AJ Chandelle ft
Provenance :
France
Materiaux :
Pastel sur parchemin
Dimensions :
L. 48 cm X H. 37 cm
Galerie Michel Descours
Galerie Michel Descours

Peintures et dessins


+33 (0)1 87 44 71 01
Andreas Joseph Chandelle - Sainte Famille avec sainte Anne et saint Jean-Baptiste

En 1780, Andreas Joseph Chandelle a 37 ans et déjà l’amateur Heinrich Sebastian Hüsgen écrivait :
« Tout en étant officier des postes impériales en ce même lieu [Stuttgart], il [A. J. Chandelle] s’exerce à la peinture au pastel pour son seul plaisir ; il passa son enfance dans la demeure familiale auprès d’un oncle qui était en possession de belles peintures à l’huile qu’il eut pour seules leçons, et qu’il met désormais en pratique au pastel, si bien qu’il donne la plus parfaite ressemblance à ses portraits, mais encore possède-t-il un coloris si puissant, qu’il rivalise avec les oeuvres des grands maîtres. […] Il copie aussi avec beaucoup de succès architecture, bétail et natures mortes de fruits, joyeuses compagnies de paysans et paysages d’après Schütz et d’après différents maîtres des Pays-Bas, et prouve de sa main talentueuse ce que seul le pastel permet de réaliser. »
Issu d’une famille catholique de marchands de vin, Chandelle ...

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... travaille pour les services de poste de la maison des Thurn und Taxis à partir de 1762. En parallèle à cette activité, il pratique donc le dessin au pastel et constitue une collection de tableaux de maîtres, hollandais et allemands principalement, mais non exclusivement. Elle atteindra 296 numéros à la dispersion de la collection aux enchères en 1820. Signe de reconnaissance de sa carrière dans le monde des arts sinon de son statut d’artiste – qu’il revendique puisqu’il est cité ainsi au sein de la société du musée de Stuttgart en 1808 – Chandelle est nommé responsable des collections sécularisées de l’église dominicaine de Stuttgart en 1809 par Karl Theodor von Dalberg, aux côtés du peintre Johann Georg Schütz.
À en croire les chroniqueurs tels Hüsgen, puis, plus tard, Friedrich Philipp Gwinner, Chandelle se forme en autodidacte. Il enseignera lui-même l’art du pastel à sa fille, Dorothea Chandelle (1784-1866). Il choisit volontiers pour sujet son entourage et dessine un certain nombre de portraits, mais copie aussi d’après les maîtres, ainsi que le rapporte Hüsgen. Gwinner ajoute même que de nombreux tableaux de sa collection personnelle, une collection bien « choisie », ont été traduits en pastel. C’est le cas de deux oeuvres réapparues en 1988, un Chanteur jouant du luth et son pendant une Chanteuse jouant de la guitare, d’après deux huiles sur toile respectivement de Hendrick Ter Brugghen et de Jan Gerritsz van Bronkhorst.
Il est ainsi fort probable que la Sainte Famille avec sainte Anne et saint Jean-Baptiste copie elle aussi un tableau de la collection Chandelle. Elle rappelle l’art des caravagesques du Nord, de l’École d’Utrecht, et en particulier la manière de Matthias Stomer (c. 1600-1650). De son art de la lumière résulte un modelé des chairs très subtil. Chandelle le traduit avec brio au pastel. En témoigne le visage de sainte Anne, un portrait presque vériste, d’une intensité d’expression similaire à celle de la Vieille Femme en prière conservée au Metropolitan Museum of Art de New York.
Le nombre de pastels de la main de Chandelle, pour une grande part sur parchemin, s’élève au moins à 112 numéros soit autant de lots vendus après la mort de sa veuve en 18339. On en connaît aujourd’hui une quarantaine, tant en mains privées que dans des musées.

Galerie Michel Descours

Dessin, Aquarelle & Pastel