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Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune
Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune - Collections Style Empire Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune - Bertrand Malvaux Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune - Empire Antiquités - Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune
Réf : 179
30 000 €
Époque :
XIXe siècle
Materiaux :
Huile sur toile
Collections Militaria - Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune XIXe siècle - Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune Empire - Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune
Bertrand Malvaux
Bertrand Malvaux

Armes anciennes et souvenirs historiques


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+ 33 (0) 240 733 600
Portrait de Jacques de Trobriant chef d'escadrons des chasseurs à cheval de la jeune

Huile sur toile non signée représentant à mi-jambes le chef d'escadrons des Chasseurs à cheval de la Jeune Garde Impériale en 1813.

Il est représenté en grand uniforme, avec dolman vert à tresses et galons d'or; culotte écarlate à galons d'or ; pelisse écarlate à galons d'or et fourrure blanche. Ceinture écharpe vert et or.
Shako du modèle spécifique à la Jeune Garde Impériale avec fût recouvert de drap écarlate bordé dans le haut et le bas d'un galon de velours noir, le galon du haut est richement brodé d'une suite d'anneaux entrelacés en cannetilles et fils d'or, le galon du bas appelé "bourdalou" est bordé de part et d'autre d'une simple baguette brodée de fils d'or; sur l'avant une grande cocarde en soie tricolore est fixée par un bouton doré qui maintient une ganse or ; Visière en cuir noir cerclée or; jugulaires avec mentonnière brodée en passementerie d'or ; cordon raquettes en passementerie d'or.
L'officier tient dans sa main la poignée de son sabre avec dragonne or et ceinturon en cuir rouge brodé or.

Hauteur 114 cm
Largeur 87 cm

Cadre en bois doré.

Parfait état de conservation.

Premier Empire.

BIOGRAPHIE

TROBRIAND Jacques de (1780-1867)

Né à Pleubian le 29 février 1780, le fils cadet de François Marie 1er Denis de Keredern de Trobriand et de Anna Maria Teresa de Massa y Leunda y Aristiguieta, s’engagea à l’âge de neuf ans sur la frégate où servait alors son frère aîné François Marie 2. En 1795, il débarquait de la corvette « L’Assemblée Nationale » trois mois avant qu’elle ne sombre, le 2 septembre 1795, dans un combat contre les anglais au large des côtes pleubianaises. Il fut cependant, peu après, fait prisonnier par les anglais pendant l’expédition d’Irlande (1796) puis échangé contre un Consul hollandais.

En 1798, « las d’être du côté des perdants », il rejoint les forces terrestres victorieuses sur le Rhin et s’engage dans les Hussards de Chamborand (devenu le 2ème Hussards depuis 1791), s’illustrant dans les campagnes de 1799-1800. Il passe ensuite au 5ème Hussards puis dans les Guides du Premier Consul sous les ordres d’Eugène de Beauharnais et participe à la bataille de Hohenlinden (Décembre 1800). En 1802, il sert dans le 11ème Chasseur à Cheval quand est lancée l’opération de Saint Domingue. Il y participe comme attaché au Général Leclerc et fut le premier, au moment du débarquement, à pénétrer dans la redoute de Fort Limbé. Cité à l’ordre du jour, il est fait Second Lieutenant.
En 1803, le Maréchal Davout le choisit comme aide de camp. Il prendra part à toutes ses campagnes, participant à la gloire de celui qui deviendra duc d’Auerstadt et prince d’Eckmühl. C’est lui qui, en particulier, sera choisi par le maréchal pour porter à l’Empereur la nouvelle de la victoire d’Auerstadt, victoire qui précéda et rendit possible celle d’ Iéna, et valut à Davout son duché.


Voici un épisode de la vie à Ambleteuse, réunissant Davout, Trobriand et l’amiral Verhuell : Le 17 juillet 1805 à 7 heures du soir, 4 prames françaises et 33 canonnières bataves commandées par l’amiral hollandais Verhuell quittèrent le port de Dunkerque pour faire voile vers la Manche. Le convoi fut attaqué par une division anglaise à la hauteur de Gravelines, mais réussit, malgré des tués et des blessés et quelques bateaux endommagés, à poursuivre sa route jusqu à Calais où il mouilla. Inquiet Davout rejoignit aussitôt Verhuell dans ce port et décida de faire avec lui la dernière partie du voyage qui s’annonçait dangereuse. Le convoi réduit à une vingtaine de bâtiments, appareilla le 18, à 4 heures de l’après-midi par un vent assez violent de nord-est et une mer houleuse. La croisière ennemie, forte de 45 voiles, attaqua devant le Blanc-Nez. L’engagement fut tout de suite très chaud. Mais passons la parole à un témoin, l’aide de camp Trobriand qui, avec son camarade Bourke se trouvait aux côtés de Davout sur le bateau amiral : «  On se serait cru en enfer... Le vent, la mer, ces satanés Anglais qui tiraient sur nous comme on tire sur une cible, tout à l’envie faisait rage ! Bourke et moi, nous croyions notre dernier jour arrivé ; cependant, en voyant Monsieur le Maréchal tranquille comme s’il eut été dans son salon, nous tâchions de faire bonne contenance. L’amiral n’avait pas l’air de bonne humeur, impassible, attentif à toute chose, il donnait des ordres ; les matelots manœuvraient crânement, l’artillerie ripostait de son mieux, mais nos barques ressemblaient à autant de petits pâtés prêts à tromper l’appétit de Messieurs les Anglais. Bah ! Le maréchal y faisait bien attention ! Il lorgnait de toutes ses forces et nous demandait sans cesse, depuis que la flottille était parvenue à serrer la côte si nous ne voyions rien ? Arrivés à la hauteur du cap Gris-Nez, je crus tout perdu... La profondeur de l’eau dans ces parages, permettant aux gros vaisseaux anglais d’approcher, ils se prirent à tirer sur nous en avançant toujours, mais là, à croire toutes les foudres de Jupiter à leur service... et le maréchal souriait ! Je lui en voulais bien un peu de nous avoir conduits là, quand tout à coup, au-dessus de nos têtes : Boum ! ... Boum. !... Boum ! ... Boum ! ... Boum ! . C’était à devenir sourd, jamais je n’ai entendu tel tapage ! C’était un des tours de l’Empereur. Dans la nuit, il avait fait garnir les hauteurs de batteries infernales et il fallait voir la surprise de Messieurs les Anglais qui se sauvaient à toutes voiles, et la figure de l’Amiral Verhuell ! » Le maréchal savait tout mais il avait gardé son secret ! A dater de ce jour, l’amiral et lui devinrent une paire d’amis...

Santiago est décoré à Austerlitz et promu Lieutenant des Gardes. Il est ensuite blessé à Jolymin, nommé Capitaine à Eylau par Napoléon pour avoir seul, pistolet à la main, enlevé au bivouac russe un prisonnier qui avait fait de faux rapports sur la retraite des troupes ennemies.

Aide de camp dévoué et fidèle, Trobriand s’illustre notamment pendant la bataille d’Auerstaedt lorsque, envoyé par Davout pour aller cherch

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Bertrand Malvaux

Militaria Empire

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